Bible Historiale
Comment lire le calendrier de Bologne ?
Objet du mois · Comput médiéval
Comment lire le calendrier de Bologne ?
Enquête sur un calendrier perpétuel de 1514
Le Museo Civico Medievale de Bologne conserve un petit livre de bois daté de 1514, formé de tablettes reliées et couvertes d’images, de signes runiformes et de séries calendaires. Carla Cucina en a donné l’étude fondamentale dans « Traces of Runic Lore in Italy ». Elle a montré que cet objet tardif appartient à la tradition européenne des calendriers perpétuels d’origine septentrionale.
Nous proposons ici une lecture pédagogique de l’objet. Notre point de départ est modeste : revenir au bois, aux photographies et aux relevés, retrouver les signes décrits par Cucina, puis suivre concrètement le trajet qu’un utilisateur pouvait effectuer dans le calendrier. Une transcription complète de la tablette de juillet et quelques comparaisons computationnelles rendent ce fonctionnement visible, sans masquer les questions qui subsistent.
19 cycle lunaire
7 registre des jours
28 cycle solaire proposé
grande clé
1
La couverture : un mode d’emploi
La couverture arrière constitue le meilleur point d’entrée dans l’objet. Plusieurs systèmes graphiques employés dans les tablettes intérieures y sont rassemblés. Cucina la décrit comme un modèle de référence destiné à la consultation du calendrier. La photographie permet désormais de distinguer trois séries qu’il importe de ne pas confondre.
Tout en haut court une série minuscule de dix-neuf caractères. Elle est marginale, usée et nettement moins visible que les grands dispositifs placés sous elle. Le premier glyphe est particulièrement difficile à discerner. Une lecture rapide peut ainsi donner l’impression que la série ne compte pas dix-neuf unités. C’est pourtant ici que se trouvent les dix-neuf signes du cycle lunaire, c’est-à-dire les valeurs du Nombre d’Or.

Sous cette série apparaît un registre de sept caractères appartenant au vocabulaire des jours du calendrier. Leur ordre sur la couverture diffère de celui que l’on rencontre dans la succession quotidienne des tablettes. Nous conservons cette différence comme une donnée de l’objet.
Vient enfin un dispositif beaucoup plus spectaculaire, organisé sur vingt-huit positions et plusieurs niveaux. Son cardinal et sa structure conduisent naturellement à le rapprocher du cycle solaire de vingt-huit ans. Cette lecture devra distinguer ce qui est directement visible de ce qui relève de l’interprétation computistique.
La couverture offre ainsi une architecture remarquablement économique : dix-neuf valeurs pour le cycle lunaire, sept signes pour la semaine et un cycle solaire de vingt-huit ans. Elle fournit au lecteur les principales coordonnées nécessaires à l’usage d’un calendrier perpétuel.
Une grande clé gravée sur la couverture donne à cette organisation une traduction iconographique saisissante. Le même type d’objet apparaît dans le calendrier entre les mains de saint Pierre. La parenté graphique est suffisamment nette pour être montrée côte à côte. Nous pouvons parler ici d’une « clé du calendrier », tout en laissant ouverte la fonction de deux petites incisions associées à la figure, dont le sens n’est pas encore établi.

Grande clé tenue par saint Pierre

Dispositif correspondant sur la couverture
2
Pourquoi calculer la Lune en 1514 ?
Un calendrier perpétuel doit articuler des cycles qui ne coïncident pas exactement. L’année solaire compte environ 365,24 jours. La lunaison moyenne dure environ 29,53 jours. Douze lunaisons forment donc une durée sensiblement plus courte qu’une année solaire. Pour le calendrier chrétien, cette difficulté est concrète : la détermination de Pâques et des fêtes mobiles dépend d’un comput lunaire articulé au calendrier solaire.
Le cycle attribué traditionnellement à Méton fournit une approximation particulièrement efficace. Dix-neuf années solaires correspondent presque à 235 lunaisons. Le comput chrétien peut donc attribuer à chaque année une position comprise entre 1 et 19 dans ce cycle. Cette valeur est appelée Nombre d’Or, aureus numerus.
Le terme prête aujourd’hui à confusion. Le Nombre d’Or du comput n’a aucun rapport avec le nombre mathématique phi, approximativement égal à 1,618. Dans notre calendrier, le Nombre d’Or est un entier de 1 à 19 qui permet de retrouver, dans une table perpétuelle, les positions conventionnelles des nouvelles lunes d’une année donnée.
Dans ce contexte, la nouvelle lune n’est pas d’abord l’observation d’un mince croissant dans le ciel. Le comput cherche la conjonction du Soleil et de la Lune, et les tables astronomiques médiévales peuvent en calculer une position moyenne. Le calendrier encode donc un résultat de calcul, non une observation nocturne quotidienne.
L’approximation métonique n’est cependant pas parfaite. Au fil des siècles, les positions conventionnelles héritées du comput s’écartent des conjonctions lunaires calculées. Les computistes médiévaux ont proposé plusieurs systèmes de correction. C’est précisément ce que le calendrier de Bologne rend visible : une première ligne conserve l’ancien Nombre d’Or ; une deuxième en propose une position corrigée.
1–19→ancien GN→GN corrigé→nouvelle lune
moyenne
3
Un alphabet numérique : retranscrire les glyphes
Les signes du calendrier ressemblent parfois à des runes, parfois à des caractères retournés, combinés ou issus d’autres traditions graphiques. Cucina a montré que la série des Nombres d’Or de la classe de Bologne est un système hybride, comparable à ceux de Berlin, Copenhague, Paris et au calendrier publié par Ole Worm.
Notre première difficulté a été de distinguer une graphie d’une valeur. Un même système de dix-neuf nombres peut admettre des variantes, des orientations et des formes composées. À l’inverse, une inversion peut parfois être distinctive. Le contrôle photographique des positions 17 et 18 de la couverture est à cet égard précieux : la pointe vers le bas et la pointe vers le haut doivent être conservées comme deux caractères distincts.



Table de référence
Lexique des glyphes
Forme, valeur et degré de certitude restent séparés.
| Glyphe original | Transcription | Valeur | Occurrences | Statut | Commentaire |
|---|---|---|---|---|---|
| ᚠ | ᚠ | 4 | 3 (L2 1 · L3 1 · L4 1) | CLÉ EXACT; FORME_GENERALE_LISIBLE | Position4 ; dessin confirmé, photographie de couverture encore classée probable. |
| ✶ | ✶ | 7 | 2 (L2 1 · L3 1 · L4 0) | CLÉ EXACT; FORME_GENERALE_LISIBLE | Étoile à six rayons ; position7. |
| ○ | ○ | 12 | 3 (L2 1 · L3 1 · L4 1) | CLÉ EXACT; FORME_GENERALE_LISIBLE | Cercle ; position12, sans fusion avec cercle sur hampe. |
| ✠ | ✠ | 15 | 4 (L2 1 · L3 1 · L4 2) | CLÉ EXACT; FORME_GENERALE_LISIBLE | Croix pattée ; position15, distincte de l’étoile. |
| ↓ | ↓ | 17 | 9 (L2 2 · L3 2 · L4 5) | CLÉ EXACT; FORME_GENERALE_LISIBLE | Position17 ; distinct de ↑18. Contrôle renforcé en L2 aux jours12/23 seulement. |
| ↑ | ↑ | 18 | 0 (L2 0 · L3 0 · L4 0) | CLÉ EXACT; ABSENT DE JUILLET | Position 18 de la couverture ; distincte de ↓17. Aucune occurrence identifiée sur la plaque de juillet. |
| D[?] | D[?] | 3[?] | 1 (L2 0 · L3 0 · L4 1) | CLÉ PROBABLE; LECTURE_LOCALE_PROVISOIRE | Clé3 = D droit ; détails locaux L4 insuffisants pour garantir l’identité. |
| Ð | Ð | 5[?] | 2 (L2 0 · L3 2 · L4 0) | CLÉ PROBABLE; FORME_GENERALE_LISIBLE | Position5 probable de la clé ; Table1 confirme une variante D barré. Distinct de Ð⁻. |
| Ð⁻[?] | Ð⁻[?] | — | 1 (L2 1 · L3 0 · L4 0) | VALEUR_NON_RETENUE; LECTURE_LOCALE_PROVISOIRE | Contour barré opposé à la forme de couverture5 ; aucune fusion. |
| R[?] | R[?] | 11 | 1 (L2 0 · L3 1 · L4 0) | CLÉ EXACT; LECTURE_LOCALE_PROVISOIRE | 11 proposé par IMG2172 et Table1 ; lecture de la case provisoire. |
| ◨[?] | ◨[?] | — | 4 (L2 1 · L3 1 · L4 2) | VALEUR_NON_RETENUE; LECTURE_LOCALE_PROVISOIRE | Le code ◨ est une approximation du tableur ; position10 non imposée. |
| x| | x| | — | 2 (L2 1 · L3 1 · L4 0) | VALEUR_NON_RETENUE; FORME_GENERALE_LISIBLE | Distinct de |x ; aucune valeur2 transférée. |
| |x[?] | |x[?] | 2 | 2 (L2 0 · L3 0 · L4 2) | CLÉ EXACT; LECTURE_LOCALE_PROVISOIRE | Clé2 = hampe gauche et X droit ; identité locale L4 insuffisante pour une valeur faciale. |
| ↕[?] | ↕[?] | — | 3 (L2 1 · L3 1 · L4 1) | VALEUR_NON_RETENUE; LECTURE_LOCALE_PROVISOIRE | Table1 donne une variante pour9, mais fermeture/remplissage de la grille non certifiés : valeur non retenue. |
| ÐK⁻[?] | ÐK⁻[?] | — | 2 (L2 1 · L3 1 · L4 0) | VALEUR_NON_RETENUE; LECTURE_LOCALE_PROVISOIRE | Ni fusion avec la position14, ni lecture additive. |
| ᗡ[?] | ᗡ[?] | — | 2 (L2 1 · L3 1 · L4 0) | VALEUR_NON_RETENUE; LECTURE_LOCALE_PROVISOIRE | Distinct de D ; ne pas lui attribuer3 depuis la date attendue. |
| ᛇ⁻[?] | ᛇ⁻[?] | — | 2 (L2 1 · L3 1 · L4 0) | VALEUR_NON_RETENUE; LECTURE_LOCALE_PROVISOIRE | Terminaisons opposées peu résolues ; position16 non attribuée. |
| K⁻[?] | K⁻[?] | — | 2 (L2 1 · L3 0 · L4 1) | VALEUR_NON_RETENUE; LECTURE_LOCALE_PROVISOIRE | Distinct de K droit (position6) ; aucune fusion. |
| ᛚ⁻[?] | ᛚ⁻[?] | — | 5 (L2 1 · L3 2 · L4 2) | VALEUR_NON_RETENUE; LECTURE_LOCALE_PROVISOIRE | Hampe et retour oblique ; ne pas assimiler automatiquement à la position8. |
| M[?] | M[?] | — | 1 (L2 1 · L3 0 · L4 0) | VALEUR_NON_RETENUE; LECTURE_LOCALE_PROVISOIRE | Le M du tableur ne démontre pas l’identité avec le chevron de couverture13. |
Ø blanc matériel déclaré · UNKNOWN donnée non résolue · [?] lecture provisoire.
Cette distinction entre forme et valeur explique plusieurs tâtonnements de lecture. Le rond pouvait spontanément évoquer la Lune ; la croix pattée, un événement chrétien ; une flèche, une instruction de déplacement. La comparaison avec la clé de couverture montre que plusieurs de ces formes appartiennent d’abord à un vocabulaire numérique.
4
Juillet : une réglette entièrement éditée
La tablette de juillet constitue notre meilleur témoin. Elle offre trente et une colonnes continues et a pu être confrontée à la photographie, au tableur de transcription et à la clé de couverture. Nous en conservons trois niveaux : photographie, tracé à la ligne claire et édition diplomatique.

| Jour | L2 signe | L3 signe | L4 signe | Note |
|---|---|---|---|---|
| 01 | ▽ | Ð | ᚠ | GN L2 : INCERTAIN (réf. 19). |
| 02 | ᛚ⁻[?] | ᛚ⁻[?] | ↓ | GN L2 : INCERTAIN (réf. 8). |
| 03 | Ø | Ø | Ø | GN L2 : MATCH (réf. Ø). |
| 04 | ᛇ⁻[?] | x| | K⁻[?] | GN L2 : INCERTAIN (réf. 16). |
| 05 | Ð⁻[?] | ◨[?] | ↓ | GN L2 : INCERTAIN (réf. 5). L2 orientation/composé conservé, sans fusion. |
| 06 | Ø | Ø | Ø | GN L2 : MATCH (réf. Ø). |
| 07 | M[?] | Ø | Ø | GN L2 : INCERTAIN (réf. 13). |
| 08 | x| | ↓ | ✠ | GN L2 : INCERTAIN (réf. 2). L2 orientation/composé conservé, sans fusion. |
| 09 | Ø[?] | ✶ | ↕[?] | GN L2 : INCERTAIN (réf. Ø). L2 perforation : blanc du tableur non certifié. |
| 10 | ◨[?] | Ø | Ø | GN L2 : INCERTAIN (réf. 10). |
| 11 | Ø | ✠ | |x[?] | GN L2 : MATCH (réf. Ø). L4 identité locale insuffisante pour une valeur. |
| 12 | ↓ | ᚠ | ᛚ⁻[?] | GN L2 : MISMATCH (réf. 18). CRITIQUE : ↓17 face à GN18 ; aucune correction. |
| 13 | ✶ | ○ | ↓ | GN L2 : MATCH (réf. 7). |
| 14 | Ø | ↤ | ○ | GN L2 : MATCH (réf. Ø). |
| 15 | ✠ | Ø | Ø | GN L2 : MATCH (réf. 15). |
| 16 | ᚠ | ↕[?] | ◨[?] | GN L2 : MATCH (réf. 4). |
| 17 | Ø | Ø | Ø | GN L2 : MATCH (réf. Ø). |
| 18 | ○ | ↓ | ↓ | GN L2 : MATCH (réf. 12). |
| 19 | ↤ | K | ▽ | GN L2 : INCERTAIN (réf. 1). |
| 20 | Ø | Ø | Ø | GN L2 : MATCH (réf. Ø). |
| 21 | ↕[?] | ÐK⁻[?] | ✠ | GN L2 : INCERTAIN (réf. 9). |
| 22 | Ø[?] | Ø | Ø | GN L2 : INCERTAIN (réf. Ø). L2 perforation : blanc du tableur non certifié. |
| 23 | ↓ | ᗡ[?] | ᛚ⁻[?] | GN L2 : MATCH (réf. 17). |
| 24 | K⁻[?] | R[?] | ↓ | GN L2 : INCERTAIN (réf. 6). L2 orientation/composé conservé, sans fusion. |
| 25 | Ø | Ø | Ø | GN L2 : MATCH (réf. Ø). |
| 26 | ÐK⁻[?] | ▽ | v|[?] | GN L2 : INCERTAIN (réf. 14). L2 orientation/composé conservé, sans fusion. |
| 27 | ᗡ[?] | Ø | Ø | GN L2 : INCERTAIN (réf. 3). L2 orientation/composé conservé, sans fusion. |
| 28 | Ø | ᛚ⁻[?] | |x[?] | GN L2 : MATCH (réf. Ø). L4 identité locale insuffisante pour une valeur. |
| 29 | ᛈ[?] | ᛇ⁻[?] | D[?] | GN L2 : INCERTAIN (réf. 11). L4 identité locale insuffisante pour une valeur. |
| 30 | Ø | Ð | ◨[?] | GN L2 : MATCH (réf. Ø). |
| 31 | ▽ | Ø | Ø | GN L2 : INCERTAIN (réf. 19). L3/L4 : cellules terminales vides, contrôlées au fac-similé. |
| Jour | L2 valeur | L3 valeur | L4 valeur faciale candidate | Note |
|---|---|---|---|---|
| 01 | 19[?] | 5[?] | 4? | GN L2 : INCERTAIN (réf. 19). |
| 02 | — | — | 17? | GN L2 : INCERTAIN (réf. 8). |
| 03 | — | — | — | GN L2 : MATCH (réf. Ø). |
| 04 | — | — | — | GN L2 : INCERTAIN (réf. 16). |
| 05 | — | — | 17? | GN L2 : INCERTAIN (réf. 5). L2 orientation/composé conservé, sans fusion. |
| 06 | — | — | — | GN L2 : MATCH (réf. Ø). |
| 07 | — | — | — | GN L2 : INCERTAIN (réf. 13). |
| 08 | — | 17 | 15? | GN L2 : INCERTAIN (réf. 2). L2 orientation/composé conservé, sans fusion. |
| 09 | — | 7 | — | GN L2 : INCERTAIN (réf. Ø). L2 perforation : blanc du tableur non certifié. |
| 10 | — | — | — | GN L2 : INCERTAIN (réf. 10). |
| 11 | — | 15 | — | GN L2 : MATCH (réf. Ø). L4 identité locale insuffisante pour une valeur. |
| 12 | 17 | 4 | — | GN L2 : MISMATCH (réf. 18). CRITIQUE : ↓17 face à GN18 ; aucune correction. |
| 13 | 7 | 12 | 17? | GN L2 : MATCH (réf. 7). |
| 14 | — | 1[?] | 12? | GN L2 : MATCH (réf. Ø). |
| 15 | 15 | — | — | GN L2 : MATCH (réf. 15). |
| 16 | 4 | — | — | GN L2 : MATCH (réf. 4). |
| 17 | — | — | — | GN L2 : MATCH (réf. Ø). |
| 18 | 12 | 17 | 17? | GN L2 : MATCH (réf. 12). |
| 19 | 1[?] | 6[?] | 19? | GN L2 : INCERTAIN (réf. 1). |
| 20 | — | — | — | GN L2 : MATCH (réf. Ø). |
| 21 | — | — | 15? | GN L2 : INCERTAIN (réf. 9). |
| 22 | — | — | — | GN L2 : INCERTAIN (réf. Ø). L2 perforation : blanc du tableur non certifié. |
| 23 | 17 | — | — | GN L2 : MATCH (réf. 17). |
| 24 | — | 11[?] | 17? | GN L2 : INCERTAIN (réf. 6). L2 orientation/composé conservé, sans fusion. |
| 25 | — | — | — | GN L2 : MATCH (réf. Ø). |
| 26 | — | 19[?] | — | GN L2 : INCERTAIN (réf. 14). L2 orientation/composé conservé, sans fusion. |
| 27 | — | — | — | GN L2 : INCERTAIN (réf. 3). L2 orientation/composé conservé, sans fusion. |
| 28 | — | — | — | GN L2 : MATCH (réf. Ø). L4 identité locale insuffisante pour une valeur. |
| 29 | — | — | — | GN L2 : INCERTAIN (réf. 11). L4 identité locale insuffisante pour une valeur. |
| 30 | — | 5[?] | — | GN L2 : MATCH (réf. Ø). |
| 31 | 19[?] | — | — | GN L2 : INCERTAIN (réf. 19). L3/L4 : cellules terminales vides, contrôlées au fac-similé. |
Les valeurs L4 suivies de ? sont des valeurs faciales candidates, jamais des heures.
L’édition actuelle déchiffre neuf inscriptions de L2, dont trois provisoires, et douze inscriptions de L3, dont six provisoires. Dix signes de L4 possèdent une valeur faciale candidate, sans que nous les convertissions encore en heures. Quatorze types graphiques présents sur cette plaque restent sans valeur utilisable. Un conflit critique est conservé. Ces lacunes font partie de l’édition : elles indiquent exactement ce que nous voyons et ce que nous ne savons pas encore lire.
Le cas n’est pas isolé. Pour 1447 (Nombre d’Or 4), l’ancien comput place le signe 4 au 16 juillet et la ligne corrigée au 12. Le comparand alphonsin donne la conjonction le 13 juillet à 1 h 30 ; comptée depuis le midi précédent, cette heure appartient encore au quantième astronomique du 12 juillet.
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Comment chercher une nouvelle lune ?
La période 1436–1454 est antérieure de plusieurs décennies à la fabrication de l’objet, daté de 1514. Elle correspond à un cycle complet de dix-neuf ans. Cucina l’identifie explicitement comme le cycle auquel se rapporte la quatrième ligne. Nous n’avons pas retrouvé, dans les sources consultées, la chaîne documentaire permettant d’expliquer pourquoi ce cycle particulier a été conservé sur un objet plus tardif.
Prenons l’année 1450. Dans le cycle retenu pour 1436–1454, elle correspond au Nombre d’Or 7. La clé de couverture associe la valeur 7 au signe étoilé ✶. L’utilisateur cherche donc ce caractère dans la réglette. Sur L2, l’ancien Nombre d’Or 7 apparaît au 13 juillet. Sur L3, le même caractère apparaît au 9 juillet. Sous cette case, L4 porte un autre caractère, que nous transcrivons provisoirement ↕. Son dictionnaire horaire précis reste à établir.
La comparaison astronomique éclaire le déplacement. Un comparand de conjonctions moyennes de tradition alphonsine place pour GN7 la conjonction du 9 juillet 1450 à 16 h 40 dans sa convention de temps moyen. Pour GN1, la réglette passe du 19 au 14 juillet ; le comparand civil donne le 15 juillet à 10 h 20. Pour GN4, elle passe du 16 au 12 juillet ; le comparand donne le 13 juillet à 1 h 30.
Dans la convention du jour astronomique commençant au midi précédent, un événement daté civilement du 15 juillet à 10 h 20 appartient encore au quantième astronomique du 14 ; un événement du 13 juillet à 1 h 30 appartient au 12 ; un événement du 9 juillet à 16 h 40 appartient déjà au 9. Les trois parcours deviennent alors cohérents sans introduire trois corrections particulières.
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La correction en actes : comparaison des modèles
Nous avons étendu ce contrôle aux lectures numériques disponibles sur juillet. Le résultat ne permet pas d’identifier une table historique particulière, mais il permet de comparer plusieurs familles de calcul. Sur douze lectures L3, le comparand alphonsin relu avec un quantième commençant au midi précédent produit dix accords exacts et onze accords à un jour près. Parmi les six lectures sans réserve paléographique, cinq sont exactes.
Plus significatif encore, lorsque L2 et L3 peuvent être appariées sans choisir arbitrairement entre plusieurs occurrences, l’erreur moyenne par rapport au comparand passe de 4,0 jours sur l’ancien Nombre d’Or à 0,4 jour sur le Nombre d’Or corrigé. Pour les quatre lectures sans réserve GN4, GN7, GN12 et GN15, elle passe de 4,0 à 0,25 jour.
Cohorte commune · 9 lectures
Comparaison des modèles
Le meilleur score n’équivaut pas à une table identifiée.
| Modèle | Exact / 9 | ±1 jour / 9 | MAE | Maximum |
|---|---|---|---|---|
| Alphonsin · minuit | 4/9 | 8/9 | 1,56 | 10 |
| Alphonsin · midi précédent | 8/9 | 8/9 | 1,11 | 10 |
| Ancien GN | 0/9 | 0/9 | 5,78 | 15 |
| Ancien GN −4 | 3/9 | 8/9 | 1,78 | 11 |
| Ancien GN −5 | 5/9 | 8/9 | 1,44 | 10 |
| Zoest | 0/9 | 3/9 | 2,78 | 12 |
| Zoest converti au julien | 3/9 | 8/9 | 1,78 | 11 |
| Dalstorp | 4/9 | 8/9 | 1,67 | 11 |
| Fullerö | 3/9 | 8/9 | 1,78 | 11 |
| Ajustement ad hoc | 6/9 | 8/9 | 1,33 | 10 |
Le contrôle des cases occupées apporte une vérification différente. Le modèle au midi précédent reproduit l’occupation de 27 colonnes sur 31, contre 16 sur 31 pour la convention à minuit, 19 pour Dalstorp et 13 pour Fullerö. Les jours 1, 7, 8 et 29 résistent. La réglette ne se réduit donc pas à la projection mécanique de notre comparand.
Cette prudence est importante. Le comparand employé dans nos calculs est conditionnel. Il ne constitue pas une table de Bologne retrouvée. Les dates seules ne permettent pas davantage de déterminer un méridien. Pour le cadre historique et les conventions comparées, voir C. Philipp E. Nothaft, « Calendar Reform Project of 1435 ».
7
Ce que Carla Cucina avait établi
Notre lecture doit beaucoup au travail de Carla Cucina. Son article de 2011 demeure le point de départ. Elle y décrit les quatre rangs du calendrier comme les lettres dominicales, l’ancien Nombre d’Or, le Nombre d’Or corrigé et les heures moyennes des nouvelles lunes pour le cycle 1436–1454. Elle replace également les graphies de Bologne dans un groupe de calendriers apparentés et compare leur système numérique.
Notre apport se situe à un autre niveau. Nous avons cherché à rendre cette description opératoire sur une tablette précise : isoler matériellement les dix-neuf signes de la couverture, établir une convention de transcription, conserver les orientations et les variantes, éditer les trente et une colonnes de juillet, puis tester numériquement le déplacement de L2 vers L3 contre plusieurs modèles documentés. Cette démarche confirme fortement la fonction corrective de L3, tout en laissant ouverte l’identification d’une table-source particulière.
Nous arrêtons ici la remontée bibliographique. La période 1436–1454 est explicitement donnée dans l’article de 2011. Nous ne prétendons pas avoir retracé la source primaire exacte qui a conduit à cette datation.
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Le sanctuaire : les saints comme calendrier visible
Une fois la grille comprise, l’iconographie retrouve sa fonction propre. Les scènes permettent de reconnaître les moments de l’année, d’associer des fêtes fixes à des figures mémorables et d’inscrire le comput dans le calendrier chrétien.


8.3. « Sous le signe de la Croix »
Près de Martin apparaît une figure ailée portant un disque marqué d’une croix. Le rapprochement avec l’épisode rapporté dans la tradition martinienne mérite d’être présenté avec sa source : Martin, refusant de reprendre les armes, se place sous la protection du signe de la Croix plutôt que sous celle du bouclier et du casque. L’image peut ainsi être lue dans l’horizon de la militia Christi et de la protection crucifère. La croix pattée possède par ailleurs une valeur dans le vocabulaire numérique du calendrier.

8.4. Sainte Walburge, saint Blaise et l’horizon germanique
La présence de sainte Walburge mérite une attention particulière. Avec saint Blaise et d’autres choix hagiographiques, elle invite à regarder au-delà du seul lieu de conservation actuel. Cucina situe précisément l’objet dans une tradition de calendriers runiques ou runiformes issue du Nord de l’Europe, tout en proposant pour le groupe auquel appartient Bologne une histoire de transmission occidentale complexe. Son résumé de 2011 parle d’un modèle suédois et place l’origine de l’objet en France.
Les glyphes du comput vont dans le même sens. Ils mobilisent une tradition graphique germanique et des procédés numériques hybrides que Cucina compare à Berlin, Copenhague, Paris et Ole Worm. Nous éviterons cependant de transformer ces indices en carte d’origine. Le modèle graphique, la tradition de calcul, le lieu de copie et le lieu de fabrication peuvent avoir des histoires différentes.
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Les signes qui résistent
Plusieurs marques demeurent difficiles à interpréter. Certaines grandes incisions apparaissent près des saints sans correspondre immédiatement à un caractère simple de la clé 1–19. Les deux signes placés sous la grande clé tenue par Pierre appartiennent pour l’instant à cette catégorie. Une décomposition en primitives graphiques reste envisageable, mais nous ne disposons pas encore d’un contrôle indépendant suffisant pour leur attribuer une valeur.
Il en va de même des séries verticales « pendantes » associées à certaines fêtes de la couverture. Leur disposition suggère qu’elles pourraient coder une période, un intervalle ou une séquence ayant la fête pour point d’ancrage. La nature de cet intervalle reste ouverte. Nous les publions comme données graphiques à comparer plutôt que comme éléments déjà déchiffrés.

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Du tâtonnement à la lecture
L’enquête a avancé par retours successifs entre l’objet et les modèles. Plusieurs formes semblaient d’abord appeler une interprétation iconique. Le rond pouvait représenter la Lune ; la croix pattée pouvait marquer une fête ou une conjonction ; les flèches pouvaient être comprises comme des instructions. Ces hypothèses ont été utiles parce qu’elles ont obligé à regarder les distributions et les orientations.
La petite série des dix-neuf signes de la couverture a fourni le changement décisif. Sa position marginale, l’usure du premier glyphe et la présence immédiatement au-dessous d’un dispositif beaucoup plus visible de vingt-huit positions rendaient son identification difficile. Une fois la série isolée et numérotée, plusieurs valeurs obtenues indépendamment dans la réglette ont pu être confrontées à cette clé.
L’analyse computationnelle a ensuite servi à mesurer les hypothèses plutôt qu’à compléter les lacunes. Les blancs ont été conservés, les orientations non fusionnées et les lectures provisoires maintenues comme telles. La comparaison finale des modèles garde également ses échecs.
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État de la lecture
À ce stade, la fonction générale des registres L2 et L3 est solidement étayée. L2 porte l’ancien Nombre d’Or. L3 en donne une correction qui converge, sur juillet, vers une famille de conjonctions moyennes de tradition alphonsine. Le meilleur modèle effectivement comparé emploie un quantième astronomique compté depuis le midi précédent, avec dix accords exacts sur douze lectures disponibles. Cette convergence permet de montrer le mécanisme sans identifier une table-source particulière.
L4 demeure plus ouverte. Cucina l’attribue explicitement aux heures moyennes des nouvelles lunes pour 1436–1454. Nous avons constaté que L3 et L4 possèdent le même profil de cases occupées sur les positions comparables de notre corpus, mais le même signe de L3 ne détermine pas à lui seul le signe de L4. Nous avons choisi de ne pas forcer un dictionnaire horaire à partir du comparand astronomique. Cette ligne peut donc être présentée comme une fonction connue dont le code numérique précis demande encore une démonstration.
La couverture, enfin, apparaît comme une véritable table de référence. La série 19, le registre 7, le dispositif 28 et la grande clé permettent de comprendre comment l’objet articule mémoire graphique, calendrier chrétien et calcul.
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Sources et bibliographie web
Carla Cucina, « Traces of Runic Lore in Italy: The Wooden Calendar ‘Book’ in Bologna and Its Medieval Connections », Classiconorroena 29 (2011), p. 95–181. Accès institutionnel.
Carla Cucina, Libri runici del computo. Il calendario di Bologna e i suoi analoghi europei, Macerata, eum, 2013. Nous avons consulté un extrait du volume ; le chapitre complet consacré à Bologne n’était pas présent dans le fichier de travail.
C. Philipp E. Nothaft, « Calendar Reform Project of 1435 », Cahiers de l’Institut du Moyen-Âge Grec et Latin 84 (2015). Index officiel du CIMAGL.
C. Philipp E. Nothaft, « The Chronological Treatise Autores Kalendarii of 1317 », CIMAGL 82 (2013), p. 1–89. Accès direct.
Chris Schabel, « John of Murs and Firmin of Beauval’s Letter and Treatise on Calendar Reform for Clement VI », CIMAGL 66 (1996), p. 187–215. Anciens numéros du CIMAGL.
Nils Lithberg, « Rimstavar med rättade gyllental före år 1600 », Fataburen, 1920, p. 1–26. Numérisation du Nordiska Museet.
Ressources consultées et pistes
Bibliographie visuelle
Calendrier de Bologne
Museo Civico Medievale · étude et planches de Carla Cucina
Article et reproductionTables B et C
Nordiska Museet · Dalstorp et Fullerö dans Lithberg 1920
Ouvrage numériséProjet de réforme de Bâle
CIMAGL 84 · traditions de conjonctions et conventions du jour
Article en PDFCopenhague, Paris, Berlin
Témoins comparatifs signalés par Cucina. Aucune URL stable n’est ajoutée sans vérification institutionnelle.
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Pour lire l’objet aujourd’hui
Le calendrier de Bologne appartient à une tradition documentée. Cela ne diminue pas sa singularité. Sa forme de livre de bois, son iconographie abondante, la densité de son comput et la coexistence de traditions graphiques différentes en font un objet exceptionnellement pédagogique.
Nous pouvons désormais montrer à un étudiant un signe gravé sur la couverture, retrouver sa valeur, suivre ce même signe dans une réglette mensuelle, observer le passage de l’ancien Nombre d’Or au Nombre d’Or corrigé et confronter cette correction à une tradition astronomique médiévale. Nous pouvons également montrer les endroits où cette lecture s’interrompt. Cette frontière entre ce qui est lisible et ce qui reste ouvert fait partie de l’intérêt de l’objet.

État documentaire disponible
Nous tenons à disposition des chercheurs curieux les éléments suivants de calculs déjà effectués.
RAPPORT_DECHIFFREMENT_BOLOGNErapport général de l’enquête, du corpus, des hypothèses et des contrôles.
IDENTIFICATION_TABLE_SOURCEcomparaison finale des familles de tables historiques et bilan de l’identification de L3.
JUILLET — ÉDITION ET TRANSLITTÉRATIONédition diplomatique et translittération des trente et une colonnes de juillet.
COVER_GOLDEN_NUMBER_19relevé et étude de la clé des dix-neuf Nombres d’Or portée par la couverture.
README_BOLOGNEétat du corpus et conventions de transcription.
README_TABLE_SOURCE.mdprotocole et limites de la comparaison des tables historiques.
CONTROLE_17_18.mdcontrôle photographique de la distinction entre les glyphes 17 et 18.
CORPUS_NORMALISE.csvcorpus tabulaire normalisé des inscriptions, blancs, inconnues et métadonnées.
GLYPH_INVENTORY.csvinventaire général des types graphiques rencontrés.
GLYPH_RAW_LABELS.csvformes littérales conservées avant normalisation éditoriale.
COVER_GN_KEY.csvclé provisoire des dix-neuf signes numériques de la couverture.
COVER_KEY_VALIDATION.csvcontrôles de la clé de couverture contre les prédictions indépendantes.
IMG2172_VALIDATION.csvcontrôle spécifique du relevé manuel des dix-neuf signes.
JUILLET_EDITION_COMPLETE.csvédition structurée jour par jour des lignes L2, L3 et L4 de juillet.
LEXIQUE_JUILLET.csvlexique des glyphes attestés sur la tablette de juillet.
JULY_COVER_KEY_RETEST.csvcontrôle de juillet après distinction des orientations graphiques.
ALLOGRAPHY_TESTS.csvtests de rapprochement entre variantes et allographes candidats.
ALIGNMENTS_L2_L3.csvmesures d’alignement entre ancien et Nombre d’Or corrigé.
ALIGNMENTS_L3_L4.csvmesures d’alignement entre L3 et L4.
ALIGNMENT_PATHS.csvdétail des chemins et décalages observés entre les lignes.
MASK_TESTS.csvcomparaison des profils de présence et d’absence des inscriptions.
SEQUENCE_DISTANCES.csvmesures de distance entre séquences graphiques.
REPEATED_SIGN_SPACING.csvrelevé des espacements entre signes répétés.
PERMUTATION_TESTS.csvcontrôles par permutation des ressemblances séquentielles.
TABLES_CANONIQUES.csvtables canoniques utilisées comme références de contrôle.
ASTRONOMICAL_TABLE_1436_1454.csvtable calculée des conjonctions et oppositions moyennes du cycle 1436–1454.
ASTRONOMY_VALIDATION.csvcontrôles de reproduction du comparand astronomique.
ASTRONOMY_L3_COMPARISON.csvcomparaison entre L3 et le comparand astronomique.
CANONICAL_CORRECTED_COMPARISON.csvcomparaison avec les modèles canoniques corrigés.
CANONICAL_MODEL_TESTS.csvrésultats synthétiques des tests de modèles canoniques.
CANONICAL_OCCUPANCY.csvcomparaison des profils d’occupation prévus par les modèles.
TABLE_SOURCE_CANDIDATES.csvinventaire des familles de tables et traditions candidates.
JULY_L3_TABLE_COMPARISON.csvcomparaison détaillée des lectures L3 de juillet avec les modèles historiques.
TABLE_SOURCE_METRICS.csvmesures comparatives finales des modèles testés.
TABLE_SOURCE_OCCUPANCY.csvcomparaison des modèles par occupation des trente et une colonnes de juillet.
OUT_OF_SAMPLE_TABLE_TEST.csvprédictions figées destinées aux contrôles hors échantillon.
HISTORICAL_TABLE_BIBLIOGRAPHY.csvbibliographie de travail des tables et traditions historiques examinées.
HYPOTHESIS_TESTS.csvregistre des hypothèses testées et de leur état.
POINTWISE_CONTRADICTIONS.csvinventaire des contradictions locales conservées.
TRANSCRIPTION_CONFLICTS.csvdivergences entre transcriptions et témoins.
CALENDAR_ALIGNMENT_ISSUES.csvproblèmes de calage documentaire des autres plaques.
COORDINATE_AUDIT.csvaudit des coordonnées et raccords matériels.
HOLDOUT_PREDICTIONS.csvprédictions réservées aux contrôles indépendants.
HOLDOUT_L3_L4.csvdonnées de contrôle réservées à la relation L3/L4.
SOURCE_MANIFEST.csvmanifeste des sources effectivement consultées et de leurs usages.
ASTRONOMY_RESULTS.jsonsynthèse structurée des résultats astronomiques.
AUDIT_COMPLEMENTAIRE.jsonrésultats structurés des contrôles complémentaires.
RESULTATS.jsonsynthèse structurée des premiers résultats de l’analyse.
VERIFICATION_SAUVEGARDE.jsonétat de vérification de la sauvegarde scientifique.
VERIFICATION_LIVRAISON.jsoncontrôle de la livraison et de l’intégrité des fichiers.
CHECKPOINT_RECOVERY.jsonétat structuré de la reprise après interruption de la mission.
Note sur l’assistance par intelligence artificielle
Cette enquête a été conduite avec l’assistance des outils d’intelligence artificielle d’OpenAI, principalement ChatGPT et, pour certaines phases de calcul, de comparaison et d’exploration documentaire, les environnements de raisonnement et de programmation associés. L’IA a été utilisée comme instrument de travail : organisation du corpus, comparaison des transcriptions, formulation et mise à l’épreuve d’hypothèses, calculs reproductibles, recherche de régularités et préparation éditoriale. Les lectures matérielles des tablettes, les corrections paléographiques, le choix des hypothèses retenues et l’interprétation historique demeurent sous la responsabilité de l’auteur. Les résultats computationnels mentionnés dans cette page sont accompagnés, dans le dossier de recherche conservé, de leurs données intermédiaires, contrôles, résultats négatifs et états d’incertitude.